Vous venez pour une séance. Votre dossier, lui, indique que vous venez purger une peine.
Vous connaissez l’adresse. Vous connaissez l’heure à laquelle vous devez vous présenter. Vous savez également qu’il s’agit d’un scénario consenti et préparé à l’avance. C’est à peu près tout ce que vous aurez besoin de savoir.
À votre arrivée à L’Antre des Péchés, oubliez l’accueil confortable d’une séance classique. Vous n’êtes plus un visiteur : vous êtes un détenu attendu.
Votre dossier est déjà ouvert.
Votre numéro vous attend.
Et votre cellule aussi.
L’ADMISSION
Tout commence par votre prise en charge.
Je vérifie votre identité de jeu, puis commence votre procédure d’admission : inventaire de vos affaires, consignes, règlement intérieur et attribution de votre numéro de détenu.
Vos effets personnels sont rangés en sécurité pour la durée convenue. Votre téléphone est éteint et mis de côté.
Puis vient l’inspection.
Selon le scénario préparé ensemble, je peux vous imposer une tenue spécifique, un uniforme de détenu, des entraves ou différents moyens de contention.
Une fouille entièrement scénarisée peut faire partie de votre admission, uniquement dans les limites définies avant la séance.
Vous arrivez avec un prénom.
Je peux décider que, pendant quelques heures, vous ne répondrez plus qu’à un numéro.
LE RÈGLEMENT
La Prison de l’Antre possède ses propres règles.
Vous ne quittez pas votre emplacement sans autorisation.
Vous ne touchez pas au matériel.
Vous ne négociez pas chaque consigne.
Vous parlez lorsque cela vous est permis.
Vous respectez les positions imposées.
Et surtout : vous apprenez rapidement que les privilèges se gagnent beaucoup plus facilement qu’ils ne se conservent.
Votre comportement est observé dès les premières minutes.
Coopération. Silence. Posture. Respect des consignes. Tentatives de négociation. Insolence.
Tout peut rejoindre votre dossier.
Et votre dossier peut parfaitement vous suivre jusqu’à votre prochaine inspection.
LE CACHOT
Puis arrive le moment où la grande porte n’a plus vraiment d’importance.
Parce qu’une autre, beaucoup plus petite, vient de se refermer.
Celle du cachot.
Seul face à vos pensées, vous ne savez pas nécessairement combien de temps je compte vous laisser attendre avant ma prochaine visite.
Quelques minutes ?
Davantage ?
Vous entendrez peut-être mes pas approcher.
Une clé.
La serrure.
Puis ma voix.
« Debout, détenu. Inspection. »
Et vous découvrirez rapidement qu’une ouverture de cellule ne signifie pas forcément une libération.
Elle peut annoncer un changement d’entraves, un interrogatoire, une nouvelle consigne, une période de discipline ou simplement une inspection destinée à vérifier si vous avez enfin appris à vous tenir correctement.
FERS & CONTRAINTE
Selon votre questionnaire et le niveau convenu, votre détention peut intégrer différents moyens de contention : menottes, entraves de chevilles, fers, chaînes scénographiques, camisole, systèmes de maintien ou autres équipements adaptés.
La contrainte peut rester ponctuelle ou devenir l’un des fils conducteurs de votre expérience.
Mais je préfère toujours une progression.
Vous pourrez commencer relativement libre.
Puis perdre un privilège.
Puis un autre.
Jusqu’au moment où vous réaliserez que les petites libertés auxquelles vous ne prêtiez aucune attention une heure auparavant sont précisément celles que vous aimeriez récupérer.
Et c’est là que la prison devient intéressante.
VOS PRIVILÈGES
Dans ma prison, tout n’est pas nécessairement une punition.
Un détenu exemplaire peut obtenir des privilèges.
Une position plus confortable.
Quelques minutes supplémentaires hors cellule.
Le droit de parler librement.
Une contrainte allégée.
Une activité différente.
À l’inverse, un détenu particulièrement récalcitrant pourra voir certains privilèges disparaître dans le cadre convenu.
Je peux même tenir une petite fiche disciplinaire pendant votre séjour.
Détenu n°027
Comportement : médiocre.
Obéissance : insuffisante.
Respect du silence : catastrophique.
Tentatives de négociation : beaucoup trop nombreuses.
Libération anticipée : avis défavorable.
Dommage.
Vous aviez pourtant promis d’être sage.
UNE EXPÉRIENCE QUI CHANGE AVEC LA DURÉE
Sur quelques heures, la Prison de l’Antre peut prendre la forme d’une admission suivie d’une détention intensive : enregistrement, cellule, discipline, contrainte et libération.
Sur une durée plus importante, le scénario peut devenir beaucoup plus immersif.
Votre journée peut alors être découpée en périodes : réveil, inspection, repas, cellule, exercices, temps de silence, sorties contrôlées, changements de contrainte et nouvelles consignes.
Vous commencez à ne plus regarder l’heure.
Vous attendez simplement le bruit de mes clés.
Et lorsque vous l’entendez enfin dans le couloir, vous ne savez jamais vraiment si vous devez être rassuré…
ou commencer à vous inquiéter.
LE DL SOUMIS EN DÉTENTION
La Prison peut également être adaptée à un DL soumis adulte.
Dans cette version, la couche devient un élément supplémentaire du protocole de détention, de contrôle ou d’humiliation consentie. Elle peut être associée à une tenue imposée, aux inspections, à la discipline ou à certaines règles particulières établies avant votre arrivée.
L’ambiance peut rester totalement carcérale et autoritaire : il ne s’agit pas d’une régression.
Vous restez un adulte.
Simplement un adulte qui vient de découvrir que Maîtresse Sady contrôle désormais beaucoup plus de choses qu’il ne l’avait imaginé.
VOTRE LIBÉRATION
Toute peine finit par arriver à son terme.
Lorsque l’heure convenue approche, je procède à votre dernière inspection.
Votre dossier est relu.
Votre comportement évalué.
Vos entraves disparaissent progressivement.
Vos affaires vous sont restituées.
Votre téléphone vous revient.
Et finalement, après plusieurs heures à attendre chacune de mes décisions, je prononce les quelques mots que vous espériez peut-être entendre depuis longtemps :
« Détenu, vous êtes libre. »
Vous franchissez alors la porte exactement comme vous l’aviez franchie à votre arrivée : librement.
Avec une différence.
À l’arrivée, vous vous demandiez à quoi allait ressembler votre détention.
Au départ, vous risquez surtout de vous demander…
quand vous allez volontairement revenir en prison.
La Prison de l’Antre est un scénario BDSM fictif entre adultes consentants. La durée, les pratiques, les limites, les safewords et les modalités de sortie sont définis avant la séance. Une détention fictive ne supprime jamais le droit réel d’arrêter le jeu.
— Maîtresse Sady
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